Coaching professionnel, des idées et des réponses

Je profite de la période estivale pour faire un aparté sur mon métier. En tant que coach professionnel, j’ai souvent droit – en vrac – aux questions et aux affirmations suivantes : « quel est l’intérêt de se faire coacher ? », « je ne crois pas en ces trucs à la mode », je lis souvent sur le net que « c’est du charlatanisme hors de prix », et puis bien sûr la question la plus légitime « dites-moi, c’est quoi un coach ? »…

Je vais d’abord commencer par cela, vous faire part de ce que je comprends par « coaching professionnel ». C’est un exercice périlleux car il y a très certainement autant de définitions qu’il y a de confrères mais je me lance… Tout d’abord, parlons contexte : le coaching a lieu dans un cadre strictement professionnel et concerne une situation professionnelle. Deuxièmement, il doit exister un problème professionnel – quel qu’il soit – que le client souhaite régler. S’il s’agit d’un problème d’un autre ordre, c’est un travail d’un autre ordre, « coach de vie » ou psy par exemple. Troisièmement je considère qu’il doit exister une volonté du client de se faire coacher, le vrai coaching ne peut être imposé par la volonté d’un tiers. Je vais même plus loin : je suis pour ma part favorable, même si c’est parfois impossible, à ce que le client coaché paye lui-même son coaching, il sera d’autant plus impliqué dans le  travail. Enfin, à la question comment « fonctionne » le coaching : contrairement à une croyance répandue, le coach n’est pas quelqu’un qui professe ou dicte une solution, c’est ce qui le distingue du consultant. Ce n’est pas au niveau du coach que se produit l’étincelle, c’est la relation à deux qui permet au coaché de transcender sa situation et de trouver « sa » solution. Et il n’y a rien d’ésotérique là-dedans, c’est tout simplement que cette relation nouvelle permet par des apports communs une émergence de nouveaux éléments, une évolution – une révolution parfois.

A l’affirmation que la personne ne croit pas en ces « trucs » – pour ne pas utiliser un vocabulaire moins châtié – je réponds que la seule façon de se faire son opinion sur le coaching est de l’expérimenter, avoir une idée préconçue ou développer de longues théories abstraites n’est pas très pertinent. Et après tout, ceux qui pensent que le coaching professionnel est nul et non-avenu ont tout intérêt à passer leur chemin car le tango ne se danse qu’à deux. J’ai accompagné des dizaines de personnes dont la majorité est très satisfaite. Les clients peuvent également me demander ce qui fait que le coach apporte quelque chose de plus qu’un ami ou un livre ? Je dirais spontanément, la distance. Car la proximité d’un ami (qui se pose toujours en bon conseiller bien sûr…) entraine bien souvent une promiscuité infertile, et au final le risque existe que la personne ne fasse que tourner en rond. Pour reprendre une expression chère à Vincent Lenhardt, le coach ne cherche pas à apporter de poisson à son client, il lui apprend à pêcher, c’est aussi cela qui le différencie du consultant, et jamais un livre ne vous apprendra aussi bien à pêcher qu’une figure humaine chaleureuse et modélisante. N’attendez pas d’un coach qu’il vous donne des réponses, en revanche attendez-vous qu’il vous pose des défis, qu’il vous propose des hypothèses et vous rapporte ce qu’il observe, le reste du travail vous revient de droit et d’obligation.

Alors, finalement la réponse à la question qui nous intéresse tous, « est-ce que le coaching marche ? ». Pourvu bien sûr que les conditions soient réunies – dont celles que j’ai mentionnées plus haut – les chances que le coaché trouve une solution sont bonnes, cela dépend également de la volonté consciente ou inconsciente du client d’évoluer. Le coach doit aussi croire en son client inconditionnellement, c’est l’effet pygmalion, et il est vraiment indispensable. Il arrive également qu’un coaching n’ait pas d’effet immédiat, mais le travail humain se fait toujours dans le temps, même si celui-ci n’est pas toujours aussi rapide qu’on le souhaiterait… Cela dépend aussi du coach, qu’il ait fait une formation de coaching et un travail sur lui-même continu, et qu’il ait une bonne réputation garantissent un minimum de cadre sécurisant. Pour le reste, comme toute relation à deux, je pense que c’est surtout au feeling que doit se passer le choix…

Très belle journée à tous !

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