Générations Y : travailler avec des cerveaux droits

L’homme pousse de deux manières : à la manière d’un végétal, il peut se constituer du sol vers le ciel ou du ciel vers le sol. C’est Marie-Françoise Neveu, psychologue clinicienne, qui fait la constatation de ce modèle. Ainsi, tout comme un végétal, il peut se développer à la manière d’une graine: son énergie rayonne alors de bas en haut, la sève monte dans les branches qui se déploient vers le ciel. Ou alors, il peut se développer à la manière d’une bouture, il se développe alors de haut en bas, la sève descend dans les racines qui se déploient vers la terre. Selon leur type, les personnes fonctionnent différemment, ainsi les personnes qui viennent “de la terre”, sont plus pragmatiques, analytiques, scientifiques, et elles se constituent par l’acquis et le passé; au contraire, les personnes qui viennent “du ciel” sont plus créatives, spontanées, inventives et elles se projettent dans l’avenir. Cette classification en deux types correspond grosso modo à ce qu’on appelle l’asymétrie cérébrale, les cerveaux dits droit et gauche, c’est à dire les cerveaux créatif et cognitif. Ce qui est très intéressant dans cette histoire, c’est que la psychologue a perçu une tendance forte parmi les enfants modernes, ils tendent à être plus nombreux dans le groupe “céleste”, elle voit ainsi une recrudescence de “cerveaux droits”. Les enfants modernes sont plus créatifs, plus curieux, plus intuitifs, ils sont plus agités également, et ils prennent des risques. C’est une tendance générale qui est constatée par beaucoup de psychologues et d’observateurs. Notre planète et nos sociétés modernes tendent donc à se peupler d’humains qui sont plus spontanés et intuitifs,...

Comment rendre une équipe heureuse et efficace ?

Les premiers jours d’un manager, la période de prise de fonctions, sont déterminants pour la suite du fonctionnement d’une équipe. Je vous donne ici ma liste non exhaustive, inspirée entre autre par la théorie organisationnelle d’Eric Berne, des éléments qui me semblent indispensables à la constitution d’une équipe efficace et heureuse. La dimension spatiale Pas évidente pour beaucoup, c’est le premier sujet à traiter. Comment est organisée mon équipe dans l’espace ? Concrètement, cela veut dire par exemple, les personnes sont-elles proches les unes des autres, y a-t-il des membres qui sont isolés, l’équipe se trouve-t-elle au milieu d’un passage, au contraire est-elle complètement mise de côté…de manière analogique, tous ces éléments sont à prendre en compte et en disent souvent beaucoup sur l’équipe, sa structure, et sa place dans l’entreprise. Par la suite, très simplement, le manager peut commencer son travail sur le fonctionnement de l’équipe en agissant sur son positionnement dans l’espace. La dimension structurelle Je parle ici des frontières abstraites entre les personnes, des limites, de missions des uns et des autres, des positions des uns vis-à-vis des autres, de l’organigramme. Cette dimension structurelle doit être clarifiée pour inspirer un sentiment de sérénité dans le groupe, autrement dit les rôles des membres doivent être clairement identifiés, leurs responsabilités également (d’où la nécessité absolue d’un organigramme) mais également les responsabilités de l’équipe au sein de l’entreprise. Jusqu’où s’étendent-elles ? Quelles en sont les frontières ? Qui en est le garant ? La dynamique des forces Ce sont les forces en présences qui pourraient menacer la survie de l’équipe : quelles sont-elles, qui impliquent-elles ? Ce sont des forces ou contraintes qui peuvent être...

Les signes de reconnaissance et l’efficacité au travail

Pourquoi un enfant fait-il souvent des bêtises lorsqu’il y a des invités dans la maison ? Dans l’entreprise, pourquoi certaines personnes sont-elles sujettes à des erreurs inexpliquées, « sans raison » ? Tout être humain a des besoins physiologiques tels que manger, boire ou dormir, sinon il meurt. Il existe un autre besoin, moins reconnu et pourtant tout aussi important, qui est le besoin de stimulation sociale. L’analyse transactionnelle les appelle signes de reconnaissance, et ils sont indispensables à l’efficacité et au bien-être de l’équipe. Des stimulations sociales pour vivre et bien travailler Recevoir une stimulation, c’est en quelque sorte se nourrir pour vivre. Suite à des études effectuées dans le courant du siècle dernier, on a démontré que l’être humain ne peut pas vivre sans stimulation sociale : le petit bébé ne survit pas sans l’attention de ses parents ou de ses proches. Cette stimulation sociale est constitutive et essentielle, elle signifie pour la personne qui la reçoit qu’elle est reconnue, qu’elle existe aux yeux des autres. Il est aussi démontré qu’il est plus stimulant de recevoir de l’attention négative (reproches, punitions, mauvais traitement…) que pas d’attention du tout. Ce qui explique les comportements des enfants qui « cherchent » à se faire punir, ou des adultes qui font des erreurs inexpliquées, voire même des personnes battues ou sans cesse harcelées qui parfois même se « complaisent » dans cette situation. Elles préfèrent recevoir une stimulation négative que pas de stimulation du tout. L’économie des signes de reconnaissance L’analyse transactionnelle (AT) a développé le concept de signe de reconnaissance sur ces constatations. Appliqué au management et à la vie dans l’entreprise, cela signifie qu’il est indispensable de...

Pourquoi et quand faire un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est à la mode auprès des salariés et des entreprises. Dispositif créé au début des années 90, il est devenu au fil du temps un outil aux finalités diverses et variées pour les bénéficiaires comme pour les employeurs. Les objectifs du bilan de compétences A l’origine, le bilan de compétences a pour objectif l’aide à l’orientation professionnelle du salarié. Pour y arriver, celui-ci se fait accompagner en entretiens individuels par un consultant qui procède à l’analyse de ses aptitudes et compétences, ses motivations et sa personnalité, pour finalement arriver à un projet cohérent et viable. En 2012, le bilan est un dispositif un peu fourre-tout, pas franchement compris de tous : passage obligé pour quiconque se trouve perplexe face à son avenir professionnel, il est également devenu un outil de développement personnel, et parfois un révélateur du mal-être au travail. Se remotiver dans son travail. Si les conditions de prise en charge sont réunies (voir « quand ? » ci-après), le bilan est un puissant outil de (re)motivation. J’ai vu des personnes qui à la suite d’un bilan ont retrouvé une énergie nouvelle et des projets au sein de leur service et de leur entreprise. Le bilan permet de retrouver la confiance en soi par un travail de reprise de contact avec la réalité qui fait apparaître des compétences et des forces dont le salarié était souvent ignorant. -> Lire la suite de ma chronique ici, sur le JournalDuNet.com Vous souhaitez vous faire accompagner en bilan de compétences ? Contactez-moi pour en discuter et voir ensemble les dispositifs de financement à votre disposition -> elevancecarriere.com Par Olivier Guérin Coach et spécialiste...

Les quatre fondements du bien-être au travail

Qu’est-ce que le bien-être au travail ? Un bon salaire, une bonne ambiance, une activité passionnante ? Selon Carlo Moiso, psychiatre italien et prix Eric Berne, il existe 4 dimensions au bien-être humain, il m’a semblé très intéressant de les transposer au monde du travail. La satisfaction Nous sommes ici dans le domaine de l’activité, la satisfaction du « travail bien fait », du « travail accompli » par rapport à une tâche, à une mission qu’un tiers nous a donnée ou que nous nous sommes fixée. En Analyse Transactionnelle, parmi les éléments qui procurent le plus de satisfaction dans la manière dont nous structurons notre temps, « l’activité » figure en bonne place, elle nous stimule et nous procure une grande énergie et une satisfaction personnelle indispensable à notre bien-être quotidien. Autant dire qu’un poste qui consiste à « ne rien faire », à rester passif, sera particulièrement avare en stimulation de qualité. A l’inverse, un poste qui apporte des activités riches et variées chaque jour, de l’action, de la nouveauté, procure une satisfaction très élevée. La sérénité La pyramide des besoins fondamentaux de Maslow situe le besoin de sécurité au deuxième étage de la construction, il est donc constitutif de l’être humain. Ce besoin de sécurité au niveau le plus basique comprend les éléments de sécurité physique (comme le logement, la santé…). Dans l’environnement en entreprise, nous pourrions parler de sécurité du contrat de travail, de salaire suffisant, mais également de sécurité psychologique, autrement dire un environnement dépouillé de pression psychologique majeure. Un poste dans une entreprise où la pression de résultat sur les hommes est très forte, où les contrats sont précaires avec un turnover très...