Pourquoi l’hypnose ?

L’hypnose n’a rien de miraculeux, ou de magique. L’état hypnotique est maintenant bien connu des chercheurs qui ont déterminé que l’état hypnotique est bien un état physiologique différent de l’état de veille normal. L’hypnose thérapeutique est utilisée depuis des centaines voire des milliers d’années, et pendant longtemps c’était le seul moyen d’anesthésier les personnes par exemple. L’état hypnotique est un état modifié de conscience, la personne est dans un état d’hyper-vigilance, loin de l’état de sommeil. C’est donc un état où nous sommes particulièrement sensibles aux messages (en hypnose on appelle cela des suggestions). Mais même si l’hypnose de spectacle donne parfois l’impression du contraire, sous hypnose la personne garde conscience de ce qui se passe autour d’elle, elle peut d’ailleurs à tout moment décider d’interrompre la séance si elle le souhaite. Il n’y a aucun jeu de pouvoir entre le patient et l’hypnothérapeute, ce qui serait contre-productif en thérapie. Un chemin vers l’inconscient L’état hypnotique permet d’accéder à l’inconscient de manière directe en dépassant les barrières que la personne a pu dresser et en accédant à des nœuds dont la personne n’a pas conscience. L’hypnose est pour moi adaptée en complément d’un échange verbal avec le thérapeute, car je considère que la parole aussi permet d’accéder à « l’océan » de l’inconscient. Aussi je consacre toujours un long moment à parler avec la personne avant de commencer une technique d’hypnose. Intervention au niveau symbolique En hypnose dite humaniste, on travaille au niveau symbolique. N’avez-vous pas remarqué par exemple que les symboles sont nombreux dans nos rêves ? Les symboles sont le langage de l’inconscient. Les conflits intérieurs ou traumatismes sont sources des névroses de la vie quotidienne (problèmes de poids,...

Les pistes pour (re)booster son moral

En matière de psychologie, et donc de psychothérapie et de coaching, il y a de nombreuses écoles. Les théories sur les sources de la motivation et du mal-être se sont succédé depuis le début du XXe siècle : théorie freudienne de recherche du plaisir, la recherche de puissance d’Adler, recherche du Soi de Jung, et toutes les frustrations associées. Au-delà de la dimension psychique et biologique de la personne, Victor Frankl, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises, a affirmé l’existence d’un inconscient spirituel, source de motivation suprême. Selon Frankl, l’inconscient spirituel est le lieu des valeurs et du sens, et c’est lui qui fait qu’on se sent bien ou moins bien. Dans notre vie, il y a plusieurs gradations d’une perte de sens selon Frankl : la frustration, la détresse et le vide. Le premier niveau, nous le vivons très souvent, c’est presque notre vie quotidienne, et il est même plutôt stimulant. Le deuxième est plus problématique déjà, c’est une frustration plus durable qui entraîne le découragement, on le vit également tous mais heureusement moins fréquemment. Le dernier stade, le vide, est inquiétant, car il entraîne la perte du goût de la vie, et le désespoir. Alors, comment aller mieux au jour le jour ? Comment dépasser la frustration, surmonter le découragement et survivre au désespoir ? La motivation augmente de pair avec le sens. Et le sens se nourrit de plusieurs éléments comme notre socialité, notre créativité et nos attitudes fondamentales face au monde. Concrètement, je vous propose de travailler sur trois axes principaux : le premier concerne les relations aux monde extérieur, travailler sur notre contact aux autres. Il va des autres, et du monde extérieur vers nous. Que retirons-nous des autres, du monde extérieur,...

Inspirer du sens à la vie

« Au lieu de nous demander si la vie a un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour, et à chaque heure. » Victor Frankl Aujourd’hui, j’ai envie de parler de sens. Vincent Lenhardt, le psychothérapeute qui a introduit le coaching en France, en a fait la pierre angulaire dans son livre sur l’accompagnement des responsables dans l’entreprise, mais nous pouvons l’étendre à toutes les organisations et, j’en suis convaincu, c’est un élément qui, appliqué à notre vie personnelle et professionnelle, est très puissant pour surmonter les épreuves difficiles. Un livre passionnant que je recommande, « le défi positif « de Thierry Janssen, chirurgien et psychothérapeute, m’a récemment introduit à la psychologie positive, dont les fondements remontent à la dernière guerre. La psychologie positive est extraordinaire car, pour faire simple, elle propose d’étudier les ressorts du bonheur et du « fonctionnement optimal » de l’individu là ou la psychologie traditionnelle s’attache à chercher la pathologie et le dysfonctionnement, en gros ce qui ne va pas, mais j’en parlerai certainement une autre fois. Janssen explique dans son livre que Victor Frankl, psychiatre et déporté dans les camps pendant la guerre, s’est rendu compte que ce n’étaient pas les plus forts qui y survivaient le plus longtemps, c’étaient ceux qui donnaient du sens à l’épreuve qu’ils vivaient. Frankl se l’appliqua à lui-même dans les camps et écrivit son expérience, même après qu’il eut perdu ses notes il continua à écrire sur des morceaux de tissu. Il apprit à sa libération qu’il avait perdu parents, épouse, enfants, et se lança dans la rédaction d’un livre...

L’enfant intérieur blessé que nous hébergeons en nous

Avez-vous remarqué qu’on retrouve des profils types parmi collègues, amis, famille ? Celui qui aime se faire plaindre, celui qui manipule, celui qui est passif, celui qui voit les choses négativement, celui qui pense qu’il y a une solution à tout… Comment s’est constituée notre personnalité, pourquoi avons-nous des conduites répétitives, « bonnes » ou « mauvaises », une fois adulte dans notre vie de tous les jours ? En fait, en grande partie, notre personnalité (du latin persona : le masque) s’est constituée sur nos expériences d’enfance, les milliers d’événements qui ont jalonné notre petite enfance principalement, qui ont façonné notre manière de voir les choses et d’y répondre. Pas facile de faire face à un environnement qui a menacé dès notre naissance le bien-être dans lequel nous baignions dans le ventre maternelle, époque qu’on compare souvent à un monde océanique, car aquatique et rassurant. Alors, survinrent des expériences désagréables comme la faim, la peur, la séparation, l’éloignement, le manque d’affection, la disparition, etc.  Ces expériences ont fait naître en nous des blessures de rejet, d’abandon, de non-reconnaissance, de maltraitance, d’injustice…Certaines persistent et notre cerveau reptilien (le plus ancien, celui qui guide nos comportement de survie) les a enregistrées au point que chacune de nos expériences quotidiennes passe par le filtre de ces blessures. Jung a appelé la somme de toutes ces expériences infantiles, bonnes et mauvaises, l’enfant intérieur. Cet enfant, symbole inconscient et collectif que nous avons tous en nous, est constitué de deux parties : une partie heureuse et positive, et une partie plus sombre, que Jung a appelée l’ombre, je l’appelle pour ma part l’enfant intérieur blessé. Il est la somme de nos blessures infantiles, et nous l’avons tous en nous. On retrouve régulièrement les mêmes représentations de cet...

Les tests de personnalité et motivations dans l’orientation professionnelle

Dans le cadre d’un bilan d’orientation, d’un accompagnement en reclassement, parfois même lors d’un coaching, il n’est pas rare qu’on vous propose de passer des tests ou inventaires de personnalité et motivations. Ils portent des noms barbares qui n’inspirent pas franchement confiance…comme le MBTI, le Sosie, le PAPI, le Golden, ou encore l’IRMR… Pas de panique, ces tests sont vraiment là pour vous aider, pas pour vous juger, en particulier dans le cadre d’un bilan d’orientation. Ces test sont parfois très anciens, et pour beaucoup ils sont basés sur la théorie des types psychologiques de Jung, ils reposent donc sur une base éprouvée depuis près d’un siècle. J’entends parfois, heureusement cela reste rare, des personnes qui ont mal vécu les tests : il est certain que le coach ne peut pas tout dire n’importe comment, il y a des « protections » à mettre en place. Les résultats d’un test peuvent également être le fait de circonstances conjoncturelles, et le coach doit le rappeler…et puis n’oubliez pas qu’un test reste un test, avec les limites de l’exercice. Tout dépend en fin de compte de la compétence du coach avec qui vous travaillez et de sa manière de présenter les choses. De votre côté, vous pouvez vérifier sa compétence : tous les tests réclament une formation de plusieurs jours sanctionnée par une habilitation. N’hésitez pas à lui demander, en prétextant la curiosité par exemple, en quoi a consisté cette formation. Pour ma part, j’utilise inventaires et tests au milieu des bilans, souvent pour confirmer ce que le bilan a déjà fait ressortir, parfois pour ouvrir une nouvelle voie : tout...