Pourquoi et quand faire un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est à la mode auprès des salariés et des entreprises. Dispositif créé au début des années 90, il est devenu au fil du temps un outil aux finalités diverses et variées pour les bénéficiaires comme pour les employeurs. Les objectifs du bilan de compétences A l’origine, le bilan de compétences a pour objectif l’aide à l’orientation professionnelle du salarié. Pour y arriver, celui-ci se fait accompagner en entretiens individuels par un consultant qui procède à l’analyse de ses aptitudes et compétences, ses motivations et sa personnalité, pour finalement arriver à un projet cohérent et viable. En 2012, le bilan est un dispositif un peu fourre-tout, pas franchement compris de tous : passage obligé pour quiconque se trouve perplexe face à son avenir professionnel, il est également devenu un outil de développement personnel, et parfois un révélateur du mal-être au travail. Se remotiver dans son travail. Si les conditions de prise en charge sont réunies (voir « quand ? » ci-après), le bilan est un puissant outil de (re)motivation. J’ai vu des personnes qui à la suite d’un bilan ont retrouvé une énergie nouvelle et des projets au sein de leur service et de leur entreprise. Le bilan permet de retrouver la confiance en soi par un travail de reprise de contact avec la réalité qui fait apparaître des compétences et des forces dont le salarié était souvent ignorant. -> Lire la suite de ma chronique ici, sur le JournalDuNet.com Vous souhaitez vous faire accompagner en bilan de compétences ? Contactez-moi pour en discuter et voir ensemble les dispositifs de financement à votre disposition -> elevancecarriere.com Par Olivier Guérin Coach et spécialiste...

Négocier son départ, ou partir en fracas…

Aujourd’hui je veux vous parler des conditions de départ de l’entreprise, je parle bien sûr départ individuel et pas plan social, c’est important de le préciser par les temps qui courent. Je suis souvent confronté à ce sujet dans mes coachings, et je dois dire que bien souvent ces conditions déterminent l’état d’esprit de mes clients et leur capacité à envisager sereinement leur avenir. Lorsque se profile un départ non volontaire, la partie ego joue un rôle très important. Le fait d’apprendre qu’on n’est plus désiré par son entreprise blesse profondément l’ego. Il y a en général deux réactions-type – qui peuvent être parfois successives – et elles dépendent généralement de la personnalité du salarié : L’effondrement suite à la prise de conscience du départ perçu comme forcé : l’humiliation est telle que le sentiment d’inutilité et d’incompétence est énorme, le sentiment est celui de la fatalité, l’énergie est plutôt dirigée vers l’intérieur, et elle entraine un repli sur soi voire une dépression. L’autre réaction au contraire appelle un sentiment de résistance, qui entraine alors une confrontation : je ne suis pas responsable, je suis persécuté et je vais leur en faire baver ! Au contraire du premier cas, l’énergie déployée est dirigée vers l’extérieur et elle est énorme. Initié par le salarié, un combat «  à mort » s’ensuit souvent avec l’entreprise, qui peut aller vers des comportements de harcèlement à double-sens. Mon sentiment c’est que tant que la personne se trouve dans cette situation de résistance, il lui est très difficile de se projeter dans autre chose que ce rapport de force, et de poser les conditions propices à une recherche...

Les signes qu’il vous faut changer de job…et vite !

Beaucoup des clients que j’accompagne en transition de carrière présentent les symptômes clairs d’un besoin pressant de changement de travail. Je vous en dévoile certains ce matin, la présence d’un ou plusieurs de ces signes doit vous mettre la puce à l’oreille, il est peut-être temps de prendre les choses en main… 1) L’ennui C’est un des signes les plus faciles à reconnaître. Vous vous ennuyez au travail? L’ennui est souvent entrainé par la continuité d’habitudes. Pour tromper l’ennui, il faut changer la routine, prendre une nouvelle approche, essayer de nouvelles choses, essayer d’être « disruptif » même… 2) La complaisance C’est une impression de contentement dans l’immobilité, une satisfaction dans la passivité, une perte du sens de l’urgence ou du renouvellement. Typiquement, vous êtes dans votre job depuis quelques années et rien ne change depuis longtemps, vous sentez que quelque chose cloche et pourtant vous vous sentez en confort… 3) Le manque d’énergie Vous êtes à plat. Vous ne faites rien d’exceptionnel, pourtant vos piles sont à zéro, et la moindre tâche vous épuise. Vous attendez vos prochaines vacances avec impatience, et pourtant vous n’êtes pas submergé par le boulot, soyez honnête ! 4) La procrastination Aucune urgence dans la gestion de vos tâches quotidiennes…surtout si que vous gérez à merveille votre agenda et qu’il n’a pas changé depuis 2 ans. 5) Le minimalisme Vous faites le job mais vous le faites de manière imparfaite, loin de vos capacités, vous bossez en service minimum. Parfois cela vous inquiète, et cela vous culpabilise, cela développe même un sentiment d’imposture dans votre job, mais souvent vous laissez passer. Maintenant c’est à vous de...

Préparer le départ de votre entreprise pour favoriser votre recherche d’emploi

J’assistais il y a quelques jours à une conférence sur les  « petits deuils » en entreprise. Le psychologue qui présentait la conférence nous rappelait très justement que tout changement implique nécessairement un deuil, et j’ai fait un rapprochement sur la transition de carrière, je me suis souvenu à quel point les personnes en transition sont confrontées au changement de manière abrupte et violente. Plus que le deuil, c’est la succession des deuils qui est difficile à gérer, qu’ils impliquent des pertes de personnes (dirigeants, collaborateurs) ou de choses (fusions, lignes de produits, projets, poste…), et souvent les personnes confrontées à une perte d’emploi ont eu affaire à des deuils successifs qui les ont minées. Des deuils non-réalisés empêchent souvent de se projeter dans l’avenir, et de préparer un projet professionnel. A l’inverse, plus le deuil sera accompagné, plus la personne pourra se projeter dans l’avenir et retrouver un emploi rapidement. Je souhaite partager ici quelques principes qui m’ont aidé à accompagner efficacement des personnes qui sont en passe de quitter leur emploi et ainsi à préparer un terrain propice à la recherche d’un nouvel emploi. Tout d’abord, il est important d’anticiper la séparation, bien sûr cela n’est pas toujours possible, mais le fait d’anticiper et de se préparer à la suite, permet de moins « subir » la séparation. Plus elle est vécue comme subie, plus les freins seront forts pour la suite. Anticiper implique de sortir la tête du sable, de commencer à se renseigner sur la suite à donner, de rencontrer des personnes qui seront susceptibles de vous aider. Il est important également d’organiser un rituel de départ, ceux-ci sont...