Être Soi-même

Il y a quelques jours, je parlais d’un élément à mon sens fondamental pour une vie heureuse et riche en développement, c’est notre attitude vis-à-vis des événements et de nos expériences de vie. Nous pouvons en effet voir les difficultés qui semblent s’accumuler via le seul prisme de l’inconfort, de la souffrance, voire même pour certains d’un danger à éviter à tout prix. Cette attitude de méfiance face à la vie est dommageable : d’une part, elle déprécie les « bons » moments, car nous avons toujours en tête l’imminence de mauvais moments à venir; d’autre part, elle nous plombe intégralement lorsque, inévitablement, des expériences désagréables se présentent à nous. C’est alors la descente aux enfers. De l’ouverture au recroquevillement Qui que nous soyons, nous passons par des stades de vie en spirale, qui oscillent du haut vers le bas, et donnent l’impression que nous avançons puis nous reculons. Certains parlent même de régression. En fait, s’il y a un retour en arrière, il procède toujours d’une petite avancée, même imperceptible, mais bien sûr quand nous sommes « en plein dedans » c’est l’impression de régression qui prévaut. Nous revivons des expériences douloureuses qui donnent l’impression de se répéter à l’identique, mais si nous sommes attentifs et que nous décidons qu’elles arrivent exactement au bon moment, qu’elles sont des invitations à une transformation bienvenue, cela change tout. Et, qui n’a pas vécu des périodes fastes où tout nous sourit ? Dans ces moments-là, nous sommes en alignement parfait avec notre Soi intime. Qu’est-ce que le Soi ? Il s’agit d’un état d’être juste, notre identité profonde, débarrassée des étiquettes et des masques que la convention et nous-mêmes nous sommes infligés. Quand nous...

Vous ne vous réduisez pas à vos compétences !

A l’un de mes billets précédents sur l’utilité de la photo dans les profils de réseaux sociaux et les cv, une internaute répondait qu’il n’y avait pour elle aucun lien entre la photo et les simples compétences professionnelles et que, par conséquent, elle avait décidé de bannir toute image de son cv. A mon sens, elle se méprend sur les vrais conditions et critères de recrutement, car une personne ne se réduit pas à ses simples compétences professionnelles. La subjectivité du recrutement L’idéal d’un processus de recrutement qui ne se base que sur des éléments objectifs est un doux rêve.  Puisqu’il y a évaluation humaine dans le processus de recrutement, par définition nous sommes dans le subjectif. La personne qui lit votre cv, qui parcourt votre profil, qui vous fait passer un entretien, vous évaluera selon ses critères bien à elle, ils sont en partie conscients et rationnels et en partie inconscients et irrationnels: ainsi, en plus des purs éléments professionnels (compétences, formation et connaissances techniques), ces critères peuvent être les éléments de langage, les éléments de gestuelle, la manière dont la personne se présente, dont elle est habillée, les valeurs et motivations dans lesquelles cette personne se retrouve ou pas… Les atouts d’un candidat Une personne est multidimensionnelle, pourquoi son profil ou son cv seraient-ils différents ? Limiter un cv aux compétences professionnelles c’est en quelque sorte réduire la personne à un simple exécutant de tâches techniques. Je parle plutôt d’atouts, et ils couvrent un large panel : vos compétences professionnelles (le savoir-faire) bien sûr, vos qualités humaines (votre savoir-être), vos connaissances techniques, et j’ajoute la « présentation » (donc la photo, l’apparence,...

Quand tout va mal, regarde-toi dans le miroir

J’aime beaucoup ce proverbe chinois, ces quelques mots détiennent à mon sens la clef de beaucoup de nos problèmes, tant dans notre vie personnelle que dans notre vie professionnelle. Qui n’a pas déjà souffert de situations professionnelles ou personnelles difficiles qui, au fur et à mesure que nous les attaquions de front, allaient de mal en pis ? Car l’esprit occidental est ainsi fait, il raisonne de cette manière : tout problème a nécessairement une origine extérieure et par conséquent peut être et doit être résolu par des actions correctives dirigées vers l’extérieur. C’est une vision très cartésienne qui tient son rôle pour nous maintenir en vie jour après jour, mais qui montre vite ses limites pour les personnes en recherche de sérénité. Ce raisonnement implique de vouloir « changer les choses, changer les personnes ». Selon les philosophies orientales, l’esprit humain doit apprendre que le monde lui échappe, qu’il ne peut pas changer ce qui ne lui appartient pas : c’est une vision très occidentale que de penser que nous avons toute puissance sur les autres, le monde. Combien de fois dans la journée êtes-vous en désaccord avec quelqu’un au bureau, dans la rue, au supermarché, et combien de fois votre mental vous dit-il « il a tort, son comportement est inadéquat, je veux le changer » ? La croyance en cette toute puissance nous entraine dans un monde d’hostilité, de tension, de frustrations, de tristesse et de déception permanents. Quand le mental prend le pouvoir L’esprit humain est ainsi fait que son « mental » recherche la cause de ses maux ailleurs. En fait, c’est le mental qui régit notre vie et le mental est très envahissant....