Être Soi-même

Il y a quelques jours, je parlais d’un élément à mon sens fondamental pour une vie heureuse et riche en développement, c’est notre attitude vis-à-vis des événements et de nos expériences de vie. Nous pouvons en effet voir les difficultés qui semblent s’accumuler via le seul prisme de l’inconfort, de la souffrance, voire même pour certains d’un danger à éviter à tout prix. Cette attitude de méfiance face à la vie est dommageable : d’une part, elle déprécie les « bons » moments, car nous avons toujours en tête l’imminence de mauvais moments à venir; d’autre part, elle nous plombe intégralement lorsque, inévitablement, des expériences désagréables se présentent à nous. C’est alors la descente aux enfers. De l’ouverture au recroquevillement Qui que nous soyons, nous passons par des stades de vie en spirale, qui oscillent du haut vers le bas, et donnent l’impression que nous avançons puis nous reculons. Certains parlent même de régression. En fait, s’il y a un retour en arrière, il procède toujours d’une petite avancée, même imperceptible, mais bien sûr quand nous sommes « en plein dedans » c’est l’impression de régression qui prévaut. Nous revivons des expériences douloureuses qui donnent l’impression de se répéter à l’identique, mais si nous sommes attentifs et que nous décidons qu’elles arrivent exactement au bon moment, qu’elles sont des invitations à une transformation bienvenue, cela change tout. Et, qui n’a pas vécu des périodes fastes où tout nous sourit ? Dans ces moments-là, nous sommes en alignement parfait avec notre Soi intime. Qu’est-ce que le Soi ? Il s’agit d’un état d’être juste, notre identité profonde, débarrassée des étiquettes et des masques que la convention et nous-mêmes nous sommes infligés. Quand nous...

Inspirer du sens à la vie

« Au lieu de nous demander si la vie a un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour, et à chaque heure. » Victor Frankl Aujourd’hui, j’ai envie de parler de sens. Vincent Lenhardt, le psychothérapeute qui a introduit le coaching en France, en a fait la pierre angulaire dans son livre sur l’accompagnement des responsables dans l’entreprise, mais nous pouvons l’étendre à toutes les organisations et, j’en suis convaincu, c’est un élément qui, appliqué à notre vie personnelle et professionnelle, est très puissant pour surmonter les épreuves difficiles. Un livre passionnant que je recommande, « le défi positif « de Thierry Janssen, chirurgien et psychothérapeute, m’a récemment introduit à la psychologie positive, dont les fondements remontent à la dernière guerre. La psychologie positive est extraordinaire car, pour faire simple, elle propose d’étudier les ressorts du bonheur et du « fonctionnement optimal » de l’individu là ou la psychologie traditionnelle s’attache à chercher la pathologie et le dysfonctionnement, en gros ce qui ne va pas, mais j’en parlerai certainement une autre fois. Janssen explique dans son livre que Victor Frankl, psychiatre et déporté dans les camps pendant la guerre, s’est rendu compte que ce n’étaient pas les plus forts qui y survivaient le plus longtemps, c’étaient ceux qui donnaient du sens à l’épreuve qu’ils vivaient. Frankl se l’appliqua à lui-même dans les camps et écrivit son expérience, même après qu’il eut perdu ses notes il continua à écrire sur des morceaux de tissu. Il apprit à sa libération qu’il avait perdu parents, épouse, enfants, et se lança dans la rédaction d’un livre...

L’esprit du temps

Il est des périodes qui nous interpellent plus particulièrement, qui nous indignent parfois, qui font ressortir chez nous les instincts les plus primaires ou les plus violents. Des périodes où l’on se sent déprimé, où l’on pense que, décidément, le monde ne va pas dans la bonne direction, que c’était tellement mieux avant, que la coupe est pleine, qu’il faut agir sans plus tarder. Des époques où notre état d’esprit nous amènerait à tout bousculer violemment, à casser un ordre établi, quel qu’il soit.

Comme l’eau sur les plumes d’un canard

Après mon post sur la loi de l’attraction et de la répulsion, je continue sur ma lancée. Accueillir la vie – dire un grand oui à la vie comme le dit Frédéric Lenoir – avec ses bons côtés et également ses mauvais côtés, voilà une des clés fondamentales du bonheur et de l’apaisement. C’est la résistance qui nous fatigue tous les jours. N’avez-vous pas remarqué comme, lorsque tout va mal, tout va vraiment mal et plutôt deux fois qu’une ? Quelque part  la vie s’acharne à nous montrer à quel point la résistance est futile. Quel épuisement que se battre tous les jours contre les événements, contre les personnes, contre la vie…c’est un combat qui est bien sûr perdu d’avance et qui peut parfois se solder par des conclusions dramatiques. Et pourtant, lorsqu’on regarde autour de nous, on voit des personnes épuisées. Pétries de la croyance que « la vie est dure », elles résistent jour après jour, elles essaient de contrôler les événements et les éléments, et rejettent ce qui leur déplaît ou ce qu’elles ne peuvent pas contrôler. Aujourd’hui, je prenais le métro et j’arrive devant le grand tapis roulant de la station des Halles, je commence à marcher dessus et je me rends compte qu’il ne marche pas. Mon réflexe fut immédiat, mon sang n’a fait qu’un : en l’espace d’une seconde mon esprit s’est rempli de pensées négatives (contre la RATP, contre le fabricant du tapis, contre les gens qui m’empêchaient de rebrousser chemin, contre  le décorateur du métro parisien, et je ne sais quoi encore…) et je bouillais intérieurement. Puis, d’un coup, j’ai pris conscience du fait...

La poésie du pissenlit

Le pissenlit est comme un petit frère égaré du soleil. Il aime tellement son grand frère qu’il s’est mis à lui ressembler. Que diriez-vous de mener une existence poétique ? C’est l’expression que Frédéric Lenoir utilise pour parler du réenchantement dans nos vies. Arrêtez-vous sérieusement un instant, et contemplez : la beauté est partout autour de nous, vraiment. La tristesse, c’est d’avoir nié cette beauté et d’avoir laissé le videenvahir nos esprits. Je parle de vide, pourtant jamais nous n’avons eu le cerveau aussi plein. C’est le paradoxe que l’existence que nous menons nous impose, elle déborde de vide. Nous sommes tellement occupés par la recherche de notre efficacité et productivité personnelles que nous nous sommes coupés du tout. Nous avons un cerveau gauche pour rationaliser et un cerveau droit pour ressentir, mais nous avons totalement éclipsé cette dernière partie au profit du cerveau qui fait et produit. C’est le cerveau droit qui met de la joie et de l’enchantement dans notre vie, pas étonnant qu’elle nous paraisse parfois si morne… La nature nous a donné le beau, ce n’est pas pour rien. Souvent nous l’oublions…mais parfois nous y pensons et nous ne voyons que cela : notre univers, notre planète, les continents, les océans, les grandes créations humaines, la beauté est partout autour de nous, et  jusque dans les moindres détails du quotidien. Aujourd’hui je vous propose de faire réémerger le cerveau droit pour commencer à réenchanter nos vies. Vous n’aurez aucune difficulté à éprouver cette beauté – j’aime le mot poésie – dans un coucher de soleil, sur un monument, dans un livre, dans un tableau, dans une symphonie, dans un poème,...