Être Soi-même

Il y a quelques jours, je parlais d’un élément à mon sens fondamental pour une vie heureuse et riche en développement, c’est notre attitude vis-à-vis des événements et de nos expériences de vie. Nous pouvons en effet voir les difficultés qui semblent s’accumuler via le seul prisme de l’inconfort, de la souffrance, voire même pour certains d’un danger à éviter à tout prix. Cette attitude de méfiance face à la vie est dommageable : d’une part, elle déprécie les « bons » moments, car nous avons toujours en tête l’imminence de mauvais moments à venir; d’autre part, elle nous plombe intégralement lorsque, inévitablement, des expériences désagréables se présentent à nous. C’est alors la descente aux enfers. De l’ouverture au recroquevillement Qui que nous soyons, nous passons par des stades de vie en spirale, qui oscillent du haut vers le bas, et donnent l’impression que nous avançons puis nous reculons. Certains parlent même de régression. En fait, s’il y a un retour en arrière, il procède toujours d’une petite avancée, même imperceptible, mais bien sûr quand nous sommes « en plein dedans » c’est l’impression de régression qui prévaut. Nous revivons des expériences douloureuses qui donnent l’impression de se répéter à l’identique, mais si nous sommes attentifs et que nous décidons qu’elles arrivent exactement au bon moment, qu’elles sont des invitations à une transformation bienvenue, cela change tout. Et, qui n’a pas vécu des périodes fastes où tout nous sourit ? Dans ces moments-là, nous sommes en alignement parfait avec notre Soi intime. Qu’est-ce que le Soi ? Il s’agit d’un état d’être juste, notre identité profonde, débarrassée des étiquettes et des masques que la convention et nous-mêmes nous sommes infligés. Quand nous...

Les pistes pour (re)booster son moral

En matière de psychologie, et donc de psychothérapie et de coaching, il y a de nombreuses écoles. Les théories sur les sources de la motivation et du mal-être se sont succédé depuis le début du XXe siècle : théorie freudienne de recherche du plaisir, la recherche de puissance d’Adler, recherche du Soi de Jung, et toutes les frustrations associées. Au-delà de la dimension psychique et biologique de la personne, Victor Frankl, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises, a affirmé l’existence d’un inconscient spirituel, source de motivation suprême. Selon Frankl, l’inconscient spirituel est le lieu des valeurs et du sens, et c’est lui qui fait qu’on se sent bien ou moins bien. Dans notre vie, il y a plusieurs gradations d’une perte de sens selon Frankl : la frustration, la détresse et le vide. Le premier niveau, nous le vivons très souvent, c’est presque notre vie quotidienne, et il est même plutôt stimulant. Le deuxième est plus problématique déjà, c’est une frustration plus durable qui entraîne le découragement, on le vit également tous mais heureusement moins fréquemment. Le dernier stade, le vide, est inquiétant, car il entraîne la perte du goût de la vie, et le désespoir. Alors, comment aller mieux au jour le jour ? Comment dépasser la frustration, surmonter le découragement et survivre au désespoir ? La motivation augmente de pair avec le sens. Et le sens se nourrit de plusieurs éléments comme notre socialité, notre créativité et nos attitudes fondamentales face au monde. Concrètement, je vous propose de travailler sur trois axes principaux : le premier concerne les relations aux monde extérieur, travailler sur notre contact aux autres. Il va des autres, et du monde extérieur vers nous. Que retirons-nous des autres, du monde extérieur,...

Inspirer du sens à la vie

« Au lieu de nous demander si la vie a un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour, et à chaque heure. » Victor Frankl Aujourd’hui, j’ai envie de parler de sens. Vincent Lenhardt, le psychothérapeute qui a introduit le coaching en France, en a fait la pierre angulaire dans son livre sur l’accompagnement des responsables dans l’entreprise, mais nous pouvons l’étendre à toutes les organisations et, j’en suis convaincu, c’est un élément qui, appliqué à notre vie personnelle et professionnelle, est très puissant pour surmonter les épreuves difficiles. Un livre passionnant que je recommande, « le défi positif « de Thierry Janssen, chirurgien et psychothérapeute, m’a récemment introduit à la psychologie positive, dont les fondements remontent à la dernière guerre. La psychologie positive est extraordinaire car, pour faire simple, elle propose d’étudier les ressorts du bonheur et du « fonctionnement optimal » de l’individu là ou la psychologie traditionnelle s’attache à chercher la pathologie et le dysfonctionnement, en gros ce qui ne va pas, mais j’en parlerai certainement une autre fois. Janssen explique dans son livre que Victor Frankl, psychiatre et déporté dans les camps pendant la guerre, s’est rendu compte que ce n’étaient pas les plus forts qui y survivaient le plus longtemps, c’étaient ceux qui donnaient du sens à l’épreuve qu’ils vivaient. Frankl se l’appliqua à lui-même dans les camps et écrivit son expérience, même après qu’il eut perdu ses notes il continua à écrire sur des morceaux de tissu. Il apprit à sa libération qu’il avait perdu parents, épouse, enfants, et se lança dans la rédaction d’un livre...

L’enfant intérieur blessé que nous hébergeons en nous

Avez-vous remarqué qu’on retrouve des profils types parmi collègues, amis, famille ? Celui qui aime se faire plaindre, celui qui manipule, celui qui est passif, celui qui voit les choses négativement, celui qui pense qu’il y a une solution à tout… Comment s’est constituée notre personnalité, pourquoi avons-nous des conduites répétitives, « bonnes » ou « mauvaises », une fois adulte dans notre vie de tous les jours ? En fait, en grande partie, notre personnalité (du latin persona : le masque) s’est constituée sur nos expériences d’enfance, les milliers d’événements qui ont jalonné notre petite enfance principalement, qui ont façonné notre manière de voir les choses et d’y répondre. Pas facile de faire face à un environnement qui a menacé dès notre naissance le bien-être dans lequel nous baignions dans le ventre maternelle, époque qu’on compare souvent à un monde océanique, car aquatique et rassurant. Alors, survinrent des expériences désagréables comme la faim, la peur, la séparation, l’éloignement, le manque d’affection, la disparition, etc.  Ces expériences ont fait naître en nous des blessures de rejet, d’abandon, de non-reconnaissance, de maltraitance, d’injustice…Certaines persistent et notre cerveau reptilien (le plus ancien, celui qui guide nos comportement de survie) les a enregistrées au point que chacune de nos expériences quotidiennes passe par le filtre de ces blessures. Jung a appelé la somme de toutes ces expériences infantiles, bonnes et mauvaises, l’enfant intérieur. Cet enfant, symbole inconscient et collectif que nous avons tous en nous, est constitué de deux parties : une partie heureuse et positive, et une partie plus sombre, que Jung a appelée l’ombre, je l’appelle pour ma part l’enfant intérieur blessé. Il est la somme de nos blessures infantiles, et nous l’avons tous en nous. On retrouve régulièrement les mêmes représentations de cet...

Comme l’eau sur les plumes d’un canard

Après mon post sur la loi de l’attraction et de la répulsion, je continue sur ma lancée. Accueillir la vie – dire un grand oui à la vie comme le dit Frédéric Lenoir – avec ses bons côtés et également ses mauvais côtés, voilà une des clés fondamentales du bonheur et de l’apaisement. C’est la résistance qui nous fatigue tous les jours. N’avez-vous pas remarqué comme, lorsque tout va mal, tout va vraiment mal et plutôt deux fois qu’une ? Quelque part  la vie s’acharne à nous montrer à quel point la résistance est futile. Quel épuisement que se battre tous les jours contre les événements, contre les personnes, contre la vie…c’est un combat qui est bien sûr perdu d’avance et qui peut parfois se solder par des conclusions dramatiques. Et pourtant, lorsqu’on regarde autour de nous, on voit des personnes épuisées. Pétries de la croyance que « la vie est dure », elles résistent jour après jour, elles essaient de contrôler les événements et les éléments, et rejettent ce qui leur déplaît ou ce qu’elles ne peuvent pas contrôler. Aujourd’hui, je prenais le métro et j’arrive devant le grand tapis roulant de la station des Halles, je commence à marcher dessus et je me rends compte qu’il ne marche pas. Mon réflexe fut immédiat, mon sang n’a fait qu’un : en l’espace d’une seconde mon esprit s’est rempli de pensées négatives (contre la RATP, contre le fabricant du tapis, contre les gens qui m’empêchaient de rebrousser chemin, contre  le décorateur du métro parisien, et je ne sais quoi encore…) et je bouillais intérieurement. Puis, d’un coup, j’ai pris conscience du fait...