Être Soi-même

Il y a quelques jours, je parlais d’un élément à mon sens fondamental pour une vie heureuse et riche en développement, c’est notre attitude vis-à-vis des événements et de nos expériences de vie. Nous pouvons en effet voir les difficultés qui semblent s’accumuler via le seul prisme de l’inconfort, de la souffrance, voire même pour certains d’un danger à éviter à tout prix. Cette attitude de méfiance face à la vie est dommageable : d’une part, elle déprécie les « bons » moments, car nous avons toujours en tête l’imminence de mauvais moments à venir; d’autre part, elle nous plombe intégralement lorsque, inévitablement, des expériences désagréables se présentent à nous. C’est alors la descente aux enfers. De l’ouverture au recroquevillement Qui que nous soyons, nous passons par des stades de vie en spirale, qui oscillent du haut vers le bas, et donnent l’impression que nous avançons puis nous reculons. Certains parlent même de régression. En fait, s’il y a un retour en arrière, il procède toujours d’une petite avancée, même imperceptible, mais bien sûr quand nous sommes « en plein dedans » c’est l’impression de régression qui prévaut. Nous revivons des expériences douloureuses qui donnent l’impression de se répéter à l’identique, mais si nous sommes attentifs et que nous décidons qu’elles arrivent exactement au bon moment, qu’elles sont des invitations à une transformation bienvenue, cela change tout. Et, qui n’a pas vécu des périodes fastes où tout nous sourit ? Dans ces moments-là, nous sommes en alignement parfait avec notre Soi intime. Qu’est-ce que le Soi ? Il s’agit d’un état d’être juste, notre identité profonde, débarrassée des étiquettes et des masques que la convention et nous-mêmes nous sommes infligés. Quand nous...

Pourquoi l’hypnose ?

L’hypnose n’a rien de miraculeux, ou de magique. L’état hypnotique est maintenant bien connu des chercheurs qui ont déterminé que l’état hypnotique est bien un état physiologique différent de l’état de veille normal. L’hypnose thérapeutique est utilisée depuis des centaines voire des milliers d’années, et pendant longtemps c’était le seul moyen d’anesthésier les personnes par exemple. L’état hypnotique est un état modifié de conscience, la personne est dans un état d’hyper-vigilance, loin de l’état de sommeil. C’est donc un état où nous sommes particulièrement sensibles aux messages (en hypnose on appelle cela des suggestions). Mais même si l’hypnose de spectacle donne parfois l’impression du contraire, sous hypnose la personne garde conscience de ce qui se passe autour d’elle, elle peut d’ailleurs à tout moment décider d’interrompre la séance si elle le souhaite. Il n’y a aucun jeu de pouvoir entre le patient et l’hypnothérapeute, ce qui serait contre-productif en thérapie. Un chemin vers l’inconscient L’état hypnotique permet d’accéder à l’inconscient de manière directe en dépassant les barrières que la personne a pu dresser et en accédant à des nœuds dont la personne n’a pas conscience. L’hypnose est pour moi adaptée en complément d’un échange verbal avec le thérapeute, car je considère que la parole aussi permet d’accéder à « l’océan » de l’inconscient. Aussi je consacre toujours un long moment à parler avec la personne avant de commencer une technique d’hypnose. Intervention au niveau symbolique En hypnose dite humaniste, on travaille au niveau symbolique. N’avez-vous pas remarqué par exemple que les symboles sont nombreux dans nos rêves ? Les symboles sont le langage de l’inconscient. Les conflits intérieurs ou traumatismes sont sources des névroses de la vie quotidienne (problèmes de poids,...

Arrêter de se raconter des histoires

Une amie a partagé avec moi une vidéo intéressante, à contre-courant des fadaises qu’on peut entendre sur les blessures intérieures (dont celles que je raconte moi-même, ici). Il n’y a donc selon l’intervenante, Armelle, pas de blessure à guérir. Il n’y a que des histoires qu’on se raconte jour après jour. Un rôle que nous jouons, et que nous continuons à jouer quand nous prétendons vouloir soigner l’enfant intérieur blessé. « Il n’y a rien à guérir, il n’y a rien qui ne va pas chez toi, stop » Ce qui nous touche, comme le dit le patient de la vidéo, c’est la force et la radicalité de la proposition, car elle nous amène à voir les choses différemment. Et s’il n’y avait rien à guérir ? S’il n’y avait rien de cassé ? Si la maladie mentale n’existait pas. Si nous laissions filer la certitude que d’une certaine manière nous sommes malades, ou fous. Non, nous ne sommes pas malades, non nous ne sommes pas fous. Non nous ne sommes pas dans une prison : en fait on est tellement libre, qu’on est libre de se faire croire qu’on est dans une prison. Assez, laissons partir la souffrance ! Alors, même si ça ne nous fait pas plaisir de l’entendre et si ça remet nos certitudes en question, si on se disait que la souffrance est un choix? A suivre, sur le même sujet : voir histoires de stress !...

La poésie du pissenlit

Le pissenlit est comme un petit frère égaré du soleil. Il aime tellement son grand frère qu’il s’est mis à lui ressembler. Que diriez-vous de mener une existence poétique ? C’est l’expression que Frédéric Lenoir utilise pour parler du réenchantement dans nos vies. Arrêtez-vous sérieusement un instant, et contemplez : la beauté est partout autour de nous, vraiment. La tristesse, c’est d’avoir nié cette beauté et d’avoir laissé le videenvahir nos esprits. Je parle de vide, pourtant jamais nous n’avons eu le cerveau aussi plein. C’est le paradoxe que l’existence que nous menons nous impose, elle déborde de vide. Nous sommes tellement occupés par la recherche de notre efficacité et productivité personnelles que nous nous sommes coupés du tout. Nous avons un cerveau gauche pour rationaliser et un cerveau droit pour ressentir, mais nous avons totalement éclipsé cette dernière partie au profit du cerveau qui fait et produit. C’est le cerveau droit qui met de la joie et de l’enchantement dans notre vie, pas étonnant qu’elle nous paraisse parfois si morne… La nature nous a donné le beau, ce n’est pas pour rien. Souvent nous l’oublions…mais parfois nous y pensons et nous ne voyons que cela : notre univers, notre planète, les continents, les océans, les grandes créations humaines, la beauté est partout autour de nous, et  jusque dans les moindres détails du quotidien. Aujourd’hui je vous propose de faire réémerger le cerveau droit pour commencer à réenchanter nos vies. Vous n’aurez aucune difficulté à éprouver cette beauté – j’aime le mot poésie – dans un coucher de soleil, sur un monument, dans un livre, dans un tableau, dans une symphonie, dans un poème,...

La diversité suscite la créativité

Qu’est-ce qui fait qu’un groupe, qu’une organisation, qu’une entreprise, qu’un pays, gagnent, qu’ils innovent ? La réponse nous est encore largement inconnue, mais un des facteurs primordiaux, c’est la diversité. Dans les séminaires de créativité auxquels j’ai eu la chance de participer, on parle du facteur que j’appelle “1+1=3″ : le tout est différent de la somme de ses parties. Autrement dit, l’échange entre plusieurs cerveaux créatifs permet de créer quelque chose de plus fort que la simple addition de leurs idées. Les rebonds entre ces “cerveaux” permettent l’émergence de quelque chose de neuf. Et surtout, plus ces cerveaux et leurs idées sont divers, donc différents, plus la chance est élevée d’atteindre quelque chose d’original. Plus une équipe possède en son sein des modes de pensée et fonctionnement différents, qu’on peut aussi appeler “cultures”, et plus le groupe est créatif. La créativité naît de la diversité et de l’hétérogénéité. D’où l’intérêt, à toutes les échelles (groupes, entreprises, pays, etc.) de favoriser la diversité. A l’inverse, les groupes homogènes permettent de fonctionner de manière efficace en mode “fonctionnel”, ils mettent en oeuvre un fonctionnement répétitif parfaitement efficace, mais ils ne créent rien de nouveau. Au contraire, les équipes hétérogènes ont plus de mal, du fait de leurs différences, à fonctionner dans un mode routinier. Les “anomalies” sont vecteurs de changement par la pression, souvent vécue comme négative au prime abord, qu’elles exercent sur l’organisation à laquelle elle appartiennent. Celle-ci peut dès lors tenter de les éjecter hors du système : hétérogénéité et hétérodoxie sont vues comme menaçantes car déstabilisantes et vecteurs de changement, c’est à dire de destruction potentielle du modèle auquel on s’était habitué et qui sécurisait. C’est le rôle du chef d’équipe de s’assurer que celle-ci maintient en son sein ces anomalies...