Se libérer et choisir son chemin

J’accompagne en séances individuelles de thérapie et de coaching à Paris.
Je tiens par ailleurs un blog de développement personnel.

Trouver un sens à ce qui nous arrive, dépasser la dépression et les dépendances, surmonter angoisses

Faire face aux changements, manager, changer de poste, se remotiver, confiance en soi

Les modalités pratiques : comment se passe un coaching ou une thérapie ? Combien ça coûte ?

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Être Soi-même

Il y a quelques jours, je parlais d’un élément à mon sens fondamental pour une vie heureuse et riche en développement, c’est notre attitude vis-à-vis des événements et de nos expériences de vie. Nous pouvons en effet voir les difficultés qui semblent s’accumuler via le seul prisme de l’inconfort, de la souffrance, voire même pour certains d’un danger à éviter à tout prix. Cette attitude de méfiance face à la vie est dommageable : d’une part, elle déprécie les « bons » moments, car nous avons toujours en tête l’imminence de mauvais moments à venir; d’autre part, elle nous plombe intégralement lorsque, inévitablement, des expériences désagréables se présentent à nous. C’est alors la descente aux enfers. De l’ouverture au recroquevillement Qui que nous soyons, nous passons par des stades de vie en spirale, qui oscillent du haut vers le bas, et donnent l’impression que nous avançons puis nous reculons. Certains parlent même de régression. En fait, s’il y a un retour en arrière, il procède toujours d’une petite avancée, même imperceptible, mais bien sûr quand nous sommes « en plein dedans » c’est l’impression de régression qui prévaut. Nous revivons des expériences douloureuses qui donnent l’impression de se répéter à l’identique, mais si nous sommes attentifs et que nous décidons qu’elles arrivent exactement au bon moment, qu’elles sont des invitations à une transformation bienvenue, cela change tout. Et, qui n’a pas vécu des périodes fastes où tout nous sourit ? Dans ces moments-là, nous sommes en alignement parfait avec notre Soi intime. Qu’est-ce que le Soi ? Il s’agit d’un état d’être juste, notre identité profonde, débarrassée des étiquettes et des masques que la convention et nous-mêmes nous sommes infligés. Quand nous...

Pourquoi l’hypnose ?

L’hypnose n’a rien de miraculeux, ou de magique. L’état hypnotique est maintenant bien connu des chercheurs qui ont déterminé que l’état hypnotique est bien un état physiologique différent de l’état de veille normal. L’hypnose thérapeutique est utilisée depuis des centaines voire des milliers d’années, et pendant longtemps c’était le seul moyen d’anesthésier les personnes par exemple. L’état hypnotique est un état modifié de conscience, la personne est dans un état d’hyper-vigilance, loin de l’état de sommeil. C’est donc un état où nous sommes particulièrement sensibles aux messages (en hypnose on appelle cela des suggestions). Mais même si l’hypnose de spectacle donne parfois l’impression du contraire, sous hypnose la personne garde conscience de ce qui se passe autour d’elle, elle peut d’ailleurs à tout moment décider d’interrompre la séance si elle le souhaite. Il n’y a aucun jeu de pouvoir entre le patient et l’hypnothérapeute, ce qui serait contre-productif en thérapie. Un chemin vers l’inconscient L’état hypnotique permet d’accéder à l’inconscient de manière directe en dépassant les barrières que la personne a pu dresser et en accédant à des nœuds dont la personne n’a pas conscience. L’hypnose est pour moi adaptée en complément d’un échange verbal avec le thérapeute, car je considère que la parole aussi permet d’accéder à « l’océan » de l’inconscient. Aussi je consacre toujours un long moment à parler avec la personne avant de commencer une technique d’hypnose. Intervention au niveau symbolique En hypnose dite humaniste, on travaille au niveau symbolique. N’avez-vous pas remarqué par exemple que les symboles sont nombreux dans nos rêves ? Les symboles sont le langage de l’inconscient. Les conflits intérieurs ou traumatismes sont sources des névroses de la vie quotidienne (problèmes de poids,...

Les pistes pour (re)booster son moral

En matière de psychologie, et donc de psychothérapie et de coaching, il y a de nombreuses écoles. Les théories sur les sources de la motivation et du mal-être se sont succédé depuis le début du XXe siècle : théorie freudienne de recherche du plaisir, la recherche de puissance d’Adler, recherche du Soi de Jung, et toutes les frustrations associées. Au-delà de la dimension psychique et biologique de la personne, Victor Frankl, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises, a affirmé l’existence d’un inconscient spirituel, source de motivation suprême. Selon Frankl, l’inconscient spirituel est le lieu des valeurs et du sens, et c’est lui qui fait qu’on se sent bien ou moins bien. Dans notre vie, il y a plusieurs gradations d’une perte de sens selon Frankl : la frustration, la détresse et le vide. Le premier niveau, nous le vivons très souvent, c’est presque notre vie quotidienne, et il est même plutôt stimulant. Le deuxième est plus problématique déjà, c’est une frustration plus durable qui entraîne le découragement, on le vit également tous mais heureusement moins fréquemment. Le dernier stade, le vide, est inquiétant, car il entraîne la perte du goût de la vie, et le désespoir. Alors, comment aller mieux au jour le jour ? Comment dépasser la frustration, surmonter le découragement et survivre au désespoir ? La motivation augmente de pair avec le sens. Et le sens se nourrit de plusieurs éléments comme notre socialité, notre créativité et nos attitudes fondamentales face au monde. Concrètement, je vous propose de travailler sur trois axes principaux : le premier concerne les relations aux monde extérieur, travailler sur notre contact aux autres. Il va des autres, et du monde extérieur vers nous. Que retirons-nous des autres, du monde extérieur,...

Inspirer du sens à la vie

« Au lieu de nous demander si la vie a un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour, et à chaque heure. » Victor Frankl Aujourd’hui, j’ai envie de parler de sens. Vincent Lenhardt, le psychothérapeute qui a introduit le coaching en France, en a fait la pierre angulaire dans son livre sur l’accompagnement des responsables dans l’entreprise, mais nous pouvons l’étendre à toutes les organisations et, j’en suis convaincu, c’est un élément qui, appliqué à notre vie personnelle et professionnelle, est très puissant pour surmonter les épreuves difficiles. Un livre passionnant que je recommande, « le défi positif « de Thierry Janssen, chirurgien et psychothérapeute, m’a récemment introduit à la psychologie positive, dont les fondements remontent à la dernière guerre. La psychologie positive est extraordinaire car, pour faire simple, elle propose d’étudier les ressorts du bonheur et du « fonctionnement optimal » de l’individu là ou la psychologie traditionnelle s’attache à chercher la pathologie et le dysfonctionnement, en gros ce qui ne va pas, mais j’en parlerai certainement une autre fois. Janssen explique dans son livre que Victor Frankl, psychiatre et déporté dans les camps pendant la guerre, s’est rendu compte que ce n’étaient pas les plus forts qui y survivaient le plus longtemps, c’étaient ceux qui donnaient du sens à l’épreuve qu’ils vivaient. Frankl se l’appliqua à lui-même dans les camps et écrivit son expérience, même après qu’il eut perdu ses notes il continua à écrire sur des morceaux de tissu. Il apprit à sa libération qu’il avait perdu parents, épouse, enfants, et se lança dans la rédaction d’un livre...

Histoires de stress !

Si vous regardez attentivement, si vous écoutez autour de vous, en particulier dans ces temps mouvementés, au milieu de cette crise dont on nous rabat les oreilles, vous remarquerez très certainement que le mot stress revient souvent. « Je suis stressé », « elle est stressée », « le stress dans l’entreprise », « le stress à l’école », « le stress sur les réseaux sociaux » etc. Nous l’utilisons fréquemment, certainement à tort et à travers. Nous sommes venus à en faire un signe de reconnaissance social, chacun y va de son stress perso…à la maison, au boulot, à la piscine, au supermarché… et ce stress auquel tant parmi nous s’identifient, paradoxalement nous cherchons à l’éradiquer coûte que coûte :par du yoga, du qi gong, de la méditation, du développement personnel, du sport, ou à coups de coaching ou de thérapies, longues ou brèves. Car ce qu’on n’aime pas, ce qui est désagréable, notre époque nous propose de le soigner, vite et bien, en rendant visite à nos nombreux médecins du corps ou de l’âme : – Bonjour Docteur, qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? – Cher patient, c’est simple vous avez une blessure d’enfance, un œdipe non résolu quoi ! Ou alors au boulot : – Vous avez affaire à une personnalité perverse narcissique ! (ils sont vraiment partout) Ou bien encore : – Vous avez des parents toxiques ! Et si nous n’avions aucune blessure d’enfance ? Et si nous n’avions pas de proches toxiques ? Et si nous nous débarrassions de ces rôles que nous aimons tellement jouer : celui du mari trompé, de...

Arrêter de se raconter des histoires

Une amie a partagé avec moi une vidéo intéressante, à contre-courant des fadaises qu’on peut entendre sur les blessures intérieures (dont celles que je raconte moi-même, ici). Il n’y a donc selon l’intervenante, Armelle, pas de blessure à guérir. Il n’y a que des histoires qu’on se raconte jour après jour. Un rôle que nous jouons, et que nous continuons à jouer quand nous prétendons vouloir soigner l’enfant intérieur blessé. « Il n’y a rien à guérir, il n’y a rien qui ne va pas chez toi, stop » Ce qui nous touche, comme le dit le patient de la vidéo, c’est la force et la radicalité de la proposition, car elle nous amène à voir les choses différemment. Et s’il n’y avait rien à guérir ? S’il n’y avait rien de cassé ? Si la maladie mentale n’existait pas. Si nous laissions filer la certitude que d’une certaine manière nous sommes malades, ou fous. Non, nous ne sommes pas malades, non nous ne sommes pas fous. Non nous ne sommes pas dans une prison : en fait on est tellement libre, qu’on est libre de se faire croire qu’on est dans une prison. Assez, laissons partir la souffrance ! Alors, même si ça ne nous fait pas plaisir de l’entendre et si ça remet nos certitudes en question, si on se disait que la souffrance est un choix? A suivre, sur le même sujet : voir histoires de stress !...